Dofollow ou nofollow : quel lien pour quel objectif
Le dofollow transmet de l'autorité, le nofollow non, mais un profil 100% dofollow est suspect. Voici comment doser les deux pour un profil de liens crédible.
Dès que vous parlez d'achat de liens, deux mots reviennent comme une obsession : dofollow et nofollow. Beaucoup d'acheteurs refusent par principe tout ce qui n'est pas dofollow, persuadés de jeter leur argent par les fenêtres. C'est une erreur de débutant, et elle laisse souvent une trace bien visible dans le profil de liens. Reprenons calmement.
La différence technique en une minute
Un lien dofollow est un lien normal, sans instruction particulière. Il indique aux moteurs qu'ils peuvent le suivre et lui accorder du poids. Un lien nofollow porte un attribut qui demande aux moteurs de ne pas transmettre d'autorité à la page cible. Techniquement, c'est une simple mention dans le code du lien, mais elle change la nature de ce qui circule.
Depuis 2019, Google a nuancé sa lecture du nofollow en le traitant comme une indication plutôt qu'une consigne stricte, aux côtés des attributs sponsored et ugc. Concrètement, le moteur garde la liberté d'en tenir compte ou non, mais l'idée reste : un nofollow ne vous transmet pas, ou très peu, de force de classement.
Ce que chaque type transmet vraiment
Le dofollow est le carburant du référencement par les liens. C'est lui qui fait remonter une page sur ses mots-clés, parce qu'il transmet l'autorité du site source. Quand vous achetez un lien pour gagner des positions, c'est un dofollow que vous visez, posé sur un site pertinent et fréquenté.
Le nofollow, lui, ne pousse pas vos classements, mais il n'est pas inutile pour autant. Il apporte du trafic direct quand il est cliqué, il renforce la notoriété de votre marque, et surtout il rend votre profil de liens crédible. Un site qui ne récolte jamais le moindre nofollow ressemble à un site qui a tout acheté. Pour comprendre comment ces liens s'inscrivent dans une démarche d'achat raisonnée, notre guide pour acheter des backlinks en 2026 remet le sujet en perspective.
Pourquoi un profil 100% dofollow est suspect
Observez les liens d'un site qui n'a jamais rien acheté. Il récolte naturellement des dofollow, mais aussi des nofollow venus de forums, de commentaires, de réseaux sociaux, de citations dans la presse. Cette diversité est la signature d'une notoriété authentique. Un profil composé uniquement de dofollow optimisés crie l'artifice.
SpamBrain, le système anti-spam de Google consolidé par la mise à jour de décembre 2022, apprend précisément à reconnaître ces motifs artificiels. Un profil trop propre, trop orienté, attire le regard exactement comme un profil bourré d'ancres exactes. La perfection apparente est un défaut.
Comment doser sans se prendre la tête
Inutile de viser un ratio au pourcentage près. L'idée est simplement de laisser respirer votre profil. Vos liens stratégiques, ceux que vous achetez pour grimper, doivent être en dofollow sur des supports de qualité. Autour, laissez vivre les nofollow naturels et ne refusez pas systématiquement un placement intéressant sous prétexte qu'il n'est pas suivi.
Le bon réflexe est de penser votre profil comme un ensemble cohérent plutôt que comme une collection de liens parfaits. Cette logique de diversité vaut aussi pour le texte des liens, un sujet que nous creusons dans notre article sur la répartition des ancres.